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 Les chefs

 

Avant tout, je dois dire que les gouvernements me répugnent. je suis fermement convaincu qu'il n'y a pas, qu'il n'y aura jamais de bon gouvernement.

Tous sont mauvais, qu'ils s'appellent monarchies absolues ou républiques constitutionnel...es. Le gouvernement c'est la tyrannie parce qu'il limite la libre initiative des individus et sert seulement à soutenir un état social impropre au développement intégral de l'être humain. Les gouvernements sont les gardiens des intérêts des classes riches et éduquées.
ricardo flores magon

 

Felipe IV, roi d'Espagne : L'indigné

une Espagne en deuille . Le nouveau roi d'Espagne a prêté serment ce matin

 

Ils veulent une république : L'Indigné Révolté

Une consolation pour la monarchie, mais un jour bien triste pour les républicains qui voyait dans l'abdication de Juan Carlos un moyen définitif d'en finir avec les rois. La république est elle possible en Espagne?

 

Investigations : L'Espagne au bord de la crise de nerfs ... - YouTube :  

Et les scandales de corruption ont ternis encore un peu plus l'image du roi. Car pour les partis d'extrême gauche, il est plus que symbolique.

 

 

La famille royale d'Espagne égratignée par les scandales - YouTube :

C'est dernier jour, les manifestations contre la monarchie s'enchaine. Malgré son vieille age, Trifon fait encore parti des cortèges : " A bas la monarchie". mais c'est surtout auprès de la jeune génération de réclamer a son tour un référendum. : " Il faut écouter le peuple. O, l'a toujours demandé, mais l'a c'est le moment " ou encore " On ne dit pas non à la monarchie, juste demandez nous pour une fois en 85 ans consultez nous.

 

Si Felipe VI est bien le nouveau roi d'Espagne, les républicains espère qu'a force de battre le pavé, son règne sera si court qu'il deviendra "felipe le Bref"

 

Secrets d'Histoire - Juan Carlos le roi des espagnols

 

 

juan carlos, Le Crepuscule d'Un Roi - YouTube :  : Durant 38 ans, Juan Carlos a bénéficié d'une cote de popularité atteignant 90% d'opinion favorable auprès de ses sujets. En avril 2012, une affaire a considérablement écorné l'image du roi d'Espagne. Le souverain a été rapatrié d'urgence du Botswana où il participait secrètement à un safari luxueux, évalué à 45 000 euros par semaine. Victime d'une chute, le roi s'est brisé la hanche lors de ce séjour. Dans un pays où 27% de la population est au chômage et survit sans aucune aide de l'Etat, ce scandale a ouvert la brèche à d'autres critiques du patriarche de la famille royale : train vie onéreux, amours cachés, ou encore les détournements de fonds public de son gendre, le Duc de Palma.

 

Les chefs

par Flores Magon (Articles), mardi 30 avril 2013, 16:37

 

Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les préjugés, les préoccupations, les erreurs et les coutumes qui caractérisent les foules aveugles. La masse est fermement convaincue qu’il lui faut un chef ou un guide pour la mener à son destin. Vers la liberté ou vers la tyrannie, peu importe : elle veut être guidée, avec la carotte ou avec le bâton.

 

Cette habitude si tenace est source de nombreux maux nuisibles à l’émancipation de l’être humain : elle place sa vie, son honneur, son bien-être, son avenir, sa liberté entre les mains de celui qu’elle fait chef. C’est lui qui doit penser pour tous, c’est lui qui est chargé du bien-être et de la liberté du peuple en général comme de chaque individu en particulier.

 

C’est ainsi que des milliers de cerveaux ne pensent pas puisque c’est le chef qui est chargé de le faire. Les masses deviennent donc passives, ne prennent aucune initiative et se traînent dans une existence de troupeau. Ce troupeau, les politiques et tous ceux qui aspirent à des postes publics le flattent au moment des élections pour ensuite mieux le tromper une fois qu’elles sont passées. Les ambitieux le trompent à coups de promesses au cours des périodes révolutionnaires pour récompenser ensuite ses sacrifices à coups de pieds une fois la victoire obtenue.

 

Il ne faut pas former une masse. Il faut former un ensemble d’individus pensants, unis pour atteindre des fins communes à tous mais où chacun, homme ou femme, pense avec sa propre tête et s’efforce de donner son opinion sur ce qu’il convient de faire pour réaliser nos aspirations communes, qui ne sont autres que la liberté et le bien-être de tous fondés sur la liberté et le bien-être de chacun. Pour parvenir à cela, il est nécessaire de détruire ce qui s’y oppose : l’inégalité. Il faut faire en sorte que la terre, les outils, les machines, les provisions, les maisons et tout ce qui existe, qu’il s’agisse du produit de la nature ou de l’intelligence humaine, passent du peu de mains qui les détiennent actuellement aux mains de tous, femmes ou hommes, pour produire en commun, chacun selon ses forces et ses aptitudes, et consommer selon ses besoins.

 

Pour y parvenir, nul besoin de chefs. Bien au contraire, ils constituent un obstacle puisque le chef veut dominer, il veut qu’on lui obéisse, il veut être au-dessus de tout le monde. Jamais aucun chef ne pourra voir d’un bon œil la volonté des pauvres d’instaurer un système social basé sur l’égalité économique, politique et sociale. Un tel système ne garantit pas aux chefs la vie oisive et facile, pleine d’honneur et de gloire, qu’ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles.

 

Ainsi donc, frères mexicains, agissez par vous-même pour mettre en pratique les principes généreux du manifeste du 23 septembre 1911 1. Nous ne nous considérons pas comme vos chefs, et nous serions attristés que vous voyiez en nous des chefs à suivre sans lesquels vous n’arriveriez pas à agir pour la révolution. Nous sommes sur le point d’aller au bagne, non parce que nous sommes des criminels, mais parce que nous ne nous vendons ni aux riches ni à l’autorité, parce que nous ne voulons pas devenir vos tyrans en acceptant des postes publics ou des liasses de billets de banque pour nous convertir en bourgeois et exploiter vos bras. Nous ne nous considérons pas comme vos chefs mais comme vos frères, et nous irons au bagne le cœur plus léger si, en vous comportant comme des travailleurs conscients [sic], vous ne changiez pas d’attitude face au capital et à l’autorité. Ne soyez pas une masse, mexicains, ne soyez pas la foule qui suit le politique, le bourgeois ou le caudillo militaire. Pensez chacun avec votre tête et œuvrez selon ce que dicte votre pensée.

 

Ne vous découragez pas lorsque nous serons séparés par les noires portes du bagne, car seules nos paroles amicales vous manqueront, rien de plus. Des compagnons continuent à publier Regeneración : offrez-leur votre aide pour poursuivre cette œuvre de propagande qui doit être toujours plus vaste et plus radicale.

 

Ne faites pas comme l’année dernière lorsqu’on nous a arrêtés et que votre enthousiasme s’est refroidi, que s’est affaiblie votre volonté de participer par tous les moyens possibles à la destruction du système capitaliste et autoritaire, et que seuls quelques uns sont restés fermes. Soyez fermes à présent ! Ne restez pas focalisés sur nos personnes et, avec un brio renouvelé, offrez votre aide matérielle et personnelle à la révolution des pauvres contre les riches et l’autorité.

 

Que chacun d’entre vous soit son propre chef pour que nul n’ait besoin de vous pousser à continuer la lutte. Ne nommez pas de dirigeants, prenez simplement possession de la terre et de tout ce qui existe, produisez sans maîtres ni autorité. La paix arrivera ainsi en étant le résultat naturel du bien-être et de la liberté de tous. Si, à l’inverse, troublé par la maudite éducation bourgeoise qui nous fait croire qu’il est impossible de vivre sans chef, vous permettez qu’un nouveau gouvernant vienne une fois encore se poser au-dessus de vos fortes épaules, la guerre continuera parce que les mêmes maux continueront à exister et à vous faire prendre les armes : la misère et la tyrannie.




Mort au capital !

Mort à l’autorité !

Terre et Liberté !

 

 




Ricardo Flores Magon

 

 

 

 

Les chefs : citoyen actif

 

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01/07/2014
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